Discours d'Elio Di Rupo : Soirée électorales
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Ce soir, après près de 20 ans, les Socialistes redeviennent la 1ère famille politique de Belgique.
Le succès spectaculaire du Parti Socialiste, c’est d’abord celui des citoyens de Wallonie et de Bruxelles, des citoyens Francophones et Germanophones désireux d’améliorer leur qualité de vie.
En votant massivement pour le PS, ils nous ont indiqué qu’ils refusent une société de l’égoïsme et du repli sur soi, une société où chaque citoyen serait le concurrent de son semblable. En votant pour le PS, ils ont opté pour une société faite de solidarité où chacun peut prendre soin de lui-même, soin des autres, soin de notre pays, soin de notre planète.
Je remercie du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui nous ont accordé leur confiance.
Je remercie les militants qui ont agi sans relâche ainsi que les sympathisants du PS qui ont porté notre message.
Mes remerciements vont également aux collaboratrices et collaborateurs des ministres et parlementaires socialistes ainsi qu’à la brillante équipe de l’Institut Emile Vandervelde qui ont travaillé sans relâche.
Ce soir, le PS est le premier Parti des francophones de Belgique.
Ce soir, nous remportons un formidable succès.
Notre responsabilité est à la hauteur de notre résultat. Notre responsabilité est considérable, en ce moment historique pour notre pays.
Nous devons également analyser les résultats du Nord du pays comme un signal fort.
Une grande partie de la population flamande souhaite manifestement que notre pays évolue sur le plan institutionnel.
Pour stabiliser notre pays, ce message doit être entendu.
Le PS a toujours été prêt à une réforme de l’Etat qui garantisse plus de convergence économique et sociale entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles.
Une réforme de l’Etat qui garantisse plus de prospérité aux Wallons, aux Bruxellois et aux Flamands.
Ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons, nous devons avoir le courage de conclure un accord équilibré.
Les élus francophones doivent faire un pas vers les élus néerlandophones et les élus flamands doivent faire un pas vers les élus francophones.
Le PS tiendra les engagements qu’il a clairement pris à l’égard des citoyens pendant la campagne.
Il appartient aux partis flamands d’indiquer quels sont les femmes et les hommes qu’ils souhaitent mettre autour de la table des négociations.
Le PS prendra acte de leurs positions et agira de manière constructive pour stabiliser notre pays.
Les partis qui seront autour de la table des négociations devront être capables de résoudre 2 défis majeurs:
1. le défi institutionnel,
2. l’amélioration des conditions de vie des Wallons, des Bruxellois et des Flamands.
Le PS demande aux responsables des autres partis autour de la table des négociations de montrer à l’Europe entière notre capacité de surmonter nos difficultés intérieures et d’assumer avec ambition notre rôle de Capitale européenne.
Enfin, j’espère que toutes les femmes et les hommes qui auront à négocier et à former le gouvernement démontreront très vite leur réelle volonté d’aboutir à un compromis équilibré.
Pour sortir de la crise et retrouver le chemin de la prospérité et de l’emploi, la Belgique a besoin d’un gouvernement fédéral solide qui, le plus vite possible, pourra travailler en synergie positive avec les régions et les communautés.
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Les citoyens se sont exprimés, il appartient aux élus d’être à la hauteur des espoirs exprimés.
Soyons confiants !
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